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 Dette explosive

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Lhermite



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MessageSujet: Rogers: "Protégez-vous avec les matières premières"   Mer 2 Fév - 22:05

Rogers: "Protégez-vous avec les matières premières"

Le célèbre investisseur, Jim Rogers, met en garde contre une inflation à 10 % dans le monde.





Si on devait tenir notre
comptabilité comme le fait le Trésor américain, nous serions en prison.
De passage mercredi à Anvers, Jim Rogers, le gourou des matières
premières, est venu redire tout le bien qu’ils pensent d’elles. Et
devant une salle de cinéma comble du Metropolis, il s’est livré à un
scénario catastrophe, digne des films "Made in Hollywood".
D’après lui, les problèmes des Etats-Unis "pays le plus endetté du monde et de l’histoire"
vont tous nous affecter. "Pour s’en sortir, leur politique est d’affaiblir leur devise" constate-t-il.
"Pour
l’instant, le dollar reste la devise principale des réserves de change
dans le monde. Mais il faut se rappeler que la livre sterling disposait
également d’une telle position avant de perdre son statut par rapport au
dollar. Beaucoup de gens ont perdu des fortunes lorsque ceci s’est
produit. Vous devez comprendre la politique des Etats-Unis d’affaiblir
sa monnaie"
.Et de préciser que ses deux filles n’ont pas de compte en dollar,
uniquement en yuan "la devise la plus sûre au monde".
Son propre portefeuille de placement comporte, dit-il, "des devises et des matières premières".
Il indique qu’il a même profité de la crise de la dette souveraine pour
acheter de l’euro. Les autres monnaies qu’il privilégie sont le dollar
singapourien et le dollar canadien, ainsi que le franc suisse et le
yuan. Mais il ne se fait pas trop d’illusion."Aucune monnaie
n’est absolument sûre à partir du moment où un pays endetté comme les
Etats-Unis commence à dévaluer sa devise". "Si l’économie va mieux, il
faut investir dans les matières premières à cause d’une pénurie
croissante. Si elle ne va pas mieux, vous devez investir dans les
matières premières parce que les gouvernements vont imprimer de
l’argent. La seule façon de vous protéger contre cette hausse de monnaie
est d’investir dans les matières premières"
, prévient-il.
Il relève que partout dans le monde, des poussées inflationnistes se manifestent.
"La Suède, l’Australie, l’Inde, la Chine,… relèvent leur taux d’intérêt
pour contrer l’inflation. Seules les banques centrales américaines et
britanniques ne suivent pas le mouvement, au prétexte qu’il n’y a pas
d’inflation. Mais c’est faux"
, affirme-t-il. Tôt au tard, les
banques centrales en retard dans leur resserrement monétaire vont devoir
s’y atteler, selon lui. Et cette hausse de taux d’intérêt sera brutale.
L’inflation mondiale pourrait grimper jusqu’à 10 % d’ici quelques
années, d’après lui.
pénurie de ressources naturelles.Les
révoltes en Egypte et en Tunisie ne sont pas terminées, estime encore
Jim Rogers. En cause, les prix des denrées alimentaires commencent à
grimper, "après treize années de stabilité". "Le principal
problème repose sur l’agriculture. On assiste à une pénurie de la
production, essentiellement due à la disparition des fermiers. Et ce
problème va s’accélérer"
, note-t-il.Il prédit un retour de la crise alimentaire d’ici un an. "Les
exploitations agricoles disparaissent au profit des terrains de golf.
On assiste à une disparition des fermiers. En Inde, plus de mille
fermiers se donnent la mort chaque année car leur exploitation n’est pas
rentable. En Afrique, ils arrêtent de produire. Et l’âge des fermiers
actifs avoisine 58 ans aux Etats-Unis. Tout ça, parce que les prix des
denrées agricoles n’augmentent pas"
, explique-t-il. "Nous avons
un sérieux problème. Si les prix agricoles ne montent pas, nous
n’allons plus produire à n’importe quel prix. Qui va alors produire
notre nourriture"
, s’inquiète-t-il.
A l’entendre, la spéculation sur les matières premières permet de trouver un prix correct pour.
"Aux
Philippines, le gouvernement a voulu imposer un prix limite pour le
cours du riz après qu’il a commencé à grimper dramatiquement, soi-disant
à cause de la spéculation. Résultat, les fermiers ont arrêté la
production de riz. Le gouvernement s’en est rendu compte et a dû faire
machine arrière"
.Pétrole au-delà de 100 USD
Au registre énergétique, il n’exclut pas un baril de pétrole au-delà de 100 dollars.
"Toutes les exploitations pétrolières sont en déclin. Or, du côté de la demande, celle-ci ne diminue pas",
souligne-t-il. Il rappelle que la Chine ne consomme que 0,059 baril par
jour, et l’Inde 0,026 contre 0,641 pour les Etats-Unis. "La
Chine et l’Inde, avec le développement de leur économie, vont vouloir
davantage de vélomoteurs et de voitures. Les prix du pétrole peuvent
donc décoller rien que pour cette raison"
, relève-t-il.Or et indices
Selon
lui, le meilleur moyen d’investir dans les matières premières passe par
les indices qui les suivent. Ce qui ne l’empêche pas de toujours
détenir en portefeuille quelques sociétés minières comme Rio Tinto. Il
rappelle qu’il reste un investisseur sur le long terme.
"J’ai également des actions chinoises en portefeuille, et mes filles en hériteront probablement" souligne-t-il.
Sa stratégie est de jouer à la baisse toutes les autres classes d’actifs pour protéger son portefeuille.
"Pendant la crise financière, j’ai joué à la baisse des titres comme AIG et Citigroup", relève-t-il.
Il faut rappeler que les prix des matières premières se sont aussi repliés pendant cette période. "En
2008, on a assisté à une liquidation massive sur le marché des matières
premières suite à la faillite de Lehman Brothers, un acteur clé sur ce
marché. Ce fut la même chose en 1970. Les cours ont chuté de 20 % en une
séance sous l’effet d’une liquidation massive. Ces marchés ne sont
jamais à l’abri d’un tel phénomène"
, souligne-t-il. Mais il reste
convaincu que les matières premières sont inscrites dans un cycle
haussier d’au moins 18 ans, dont le début remonte à 1999.Il mise aussi sur l’or.
"Chaque fois qu’il baisse, j’en rachète", précise-t-il.
Selon lui, le métal précieux dispose d’un potentiel de hausse non négligeable. "Une
grande majorité des gestionnaires de fonds ne détiennent pas d’or dans
leur portefeuille. La plupart des individus non plus. Si nous commençons
tous à devenir acheteur d’or, ceci lui donne un potentiel de hausse"
, souligne-t-il.
"Nous
assistons à des changements majeurs dans l’économie mondiale. Ceci va
s’accompagner de tensions sociales importantes. Alors, il faut penser se
protéger"
conclut-il.
L'Echo http://www.lecho.be/actualite/marche_-_placements_general/Rogers-_-Protegez-vous_avec_les_matieres_premieres-.9017164-3502.art?ckc=1
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le deb



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mer 2 Fév - 22:25

merci pour l'article, je partage entierement son analyse.
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Lhermite



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MessageSujet: Bourse : Hong Kong perd 1,36% après la hausse des taux d’intérêt en Chine   Mer 9 Fév - 11:34

Bourse : Hong Kong perd 1,36% après la hausse des taux d’intérêt en Chine



mercredi 09 février 2011, 11:19La Bourse de
Hong Kong a lâché 1,36% ce mercredi, affectée par la troisième hausse
des taux d’intérêt chinois en quatre mois afin de juguler l’inflation.

http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/index.php#820815
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Lhermite



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MessageSujet: Les taux longs portugais et irlandais atteignent des records   Ven 25 Fév - 13:11

13:07 - 25 février 2011
Les taux longs portugais et irlandais atteignent des records



Nette tension ce vendredi sur les marchés
obligataires ou les taux longs portugais dépassaient leur plus haut
jamais atteint depuis leur entrée dans la zone euro






Les rendements à long terme
du Portugal et de l'Irlande se tendaient nettement vendredi en milieu de
journée sur le marché obligataire européen, reflet des tensions qui
pèsent sur ces deux pays.
A 12H20, les taux longs portugais
atteignaient un plus haut depuis l'entrée dans la zone euro à 7,451%
contre 7,381% jeudi soir alors que les taux irlandais caracolaient
au-dessus de 9% à 9,346% contre 9,317% la veille.Les Irlandais
votent vendredi dans le cadre d'élections législatives. Le
mécontentement généré par le plan de sauvetage international de l'île,
aux conditions souvent jugées trop strictes, devrait faire chuter le
gouvernement sortant. Et de grandes incertitudes pèsent sur l'avenir de
ce plan et sur ses applications.Quant au Portugal, le marché
estime qu'il sera le troisième pays européen (après la Grèce et
l'Irlande) à avoir besoin de recourir à l'aide internationale, compte
tenu de l'état de ses finances publiques. Pour les investisseurs, ce
pays ne va pas pouvoir continuer à emprunter sur les marchés
internationaux à des taux supérieurs à 7%.La hausse des taux
s'inscrit dans un mouvement de défiance à l'égard des pays fragiles de
la zone euro. L'Italie, le plus gros émetteur de dette d'Europe, a émis
9,5 milliards d'euros d'obligations ce vendredi avec des taux d'intérêt
en hausse. Ils se sont inscrits à 4,84% pour les titres à dix ans contre
4,73% lors de la dernière opération similaire.http://www.lecho.be/actualite/marche_-_placements_general/Les_taux_longs_portugais_et_irlandais_atteignent_des_records.9026405-3502.art?ckc=1
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Lhermite



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MessageSujet: GB: une nouvelle crise financière possible (gouverneur)   Sam 5 Mar - 17:09

GB: une nouvelle crise financière possible (gouverneur)

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn
King, a mis en garde contre le risque d'une nouvelle crise financière au
Royaume-Uni, dénonçant les profits à court terme et les bonus des
banques, dans une interview au Daily Telegraph publiée samedi.





Interrogé pour savoir si une
autre crise financière pouvait se produire, il a répondu: "Oui. Le
problème est encore là. La recherche du rendement continue. Les
dérèglements deviennent de plus en plus importants."Il a
notamment dénoncé le comportement de certains établissements bancaires
qui cherchent à "tirer le maximum de profit" très rapidement. Au cours
des 25 dernières années, les banques ont fait "des paris avec l'argent
des gens", a-t-il regretté.Il s'en est aussi pris aux bonus.
"Pourquoi les banques veulent-elles payer des bonus ? Parce qu'elles
vivent dans un monde où +les plus gros ne peuvent pas échouer+ et où
l'Etat leur portera secours", a-t-il estimé.Le gouverneur de la
Banque centrale d'Angleterre a en outre accusé des banques d'exploiter
des millions de clients. "S'il est possible de gagner de l'argent avec
des clients crédules et naïfs, (des banquiers pensent que) c'est
parfaitement acceptable", s'est indigné M. King."Nous avons
autorisé la mise en place d'un système (bancaire) qui contenait les
germes de sa propre destruction" et tout n'a pas encore été résolu,
a-t-il estimé.Le gouvernement britannique a récemment renoncé à
plafonner ou surtaxer les bonus versés par les banques, en échange d'une
augmentation de leurs prêts aux entreprises.
AFP http://www.lecho.be/actualite/economie_-_politique_europe/GB-_une_nouvelle_crise_financiere_possible_%28gouverneur%29.9029841-3323.art?ckc=1
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Lhermite



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MessageSujet: La note de la Grèce encore revue à la baisse   Lun 7 Mar - 9:38

La note de la Grèce encore revue à la baisse

L'agence de notation internationale Moody's a
déclassé les obligations d'état grecques de Ba1 à B1, en associant la
nouvelle note d'une perspective négative.


Le Premier ministre grec, George Papandreou.


La décision ponctue une
analyse entamée le 16 mai 2010: Moody's a abaissé de 3 crans la note
souveraine de la Grèce, de Ba1 à B1. Lui attribuant en outre d'une
perspective négative. Moody's reconnaît les progrès très importants que
la Grèce a mis en œuvre pour une consolidation budgétaire avec
l'introduction de législations nécessaires pour soutenir un programme de
réformes structurelles de grande envergure.

Mais l'agence de notation motive sa conclusion par trois raisons principales:



  1. Les mesures d'assainissement budgétaire et les réformes structurelles
    qui sont des mesures nécessaires pour stabiliser la dette du pays
    restent très ambitieuses mais sont assujetties à des risques importants
    de mise en œuvre. La perspective négative sur la cote B1 reflète
    l'opinion de Moody's que le pays garde pour fardeau une dette très
    importante. L'avancement n'a donc pas été suffisamment rapide pour
    atténuer les préoccupations de l'agence de notation.
  2. Les
    recettes du gouvernement peinent à se redresser, ce qui est en partie
    le résultat de la faiblesse persistante des mécanismes de recouvrement
    de l'impôt. Moody's a longtemps attaché de l'importance à la mise en
    œuvre de mesures visant à accroître les recettes publiques (telles que
    l'amélioration de la collecte des taxes, la lutte contre la fraude
    fiscale endémique qui a contribué à la détérioration de la solvabilité
    de la Grèce) aux côtés de mesures prévues pour réduire les coûts. Or,
    les progrès sur la collecte de l'impôt ont été plus lente à améliorer,
    le manque à gagner enregistré en 2010 a contribué à la révision à la
    hausse des prévisions de déficit. Par ailleurs, les rentrées d'impôt
    devraient être affectées par d'importants obstacles administratifs. La
    législation visant à répondre à ces questions est actuellement devant
    le parlement, mais elle sera difficile à mettre en œuvre, tant en raison
    des limitations des ressources humaines et des groupes d'intérêts
    réticents au changement.
  3. La nature exacte et les
    conditions du soutien supranational dont disposera la Grèce après 2013
    sont entourées d'incertitude. Ce qui n'est pas sans conséquence pour les
    détenteurs d'obligations. Le FMI et les autorités européennes ont
    exprimé leur soutien fort pour la Grèce à condition que le pays suive
    scrupuleusement son programme économique. Or, certains fonctionnaires
    européens ont suggéré que le soutien des liquidités supplémentaires
    après 2013 serait subordonnée à une évaluation de solvabilité, qui reste
    actuellement inconnue.
    http://www.lecho.be/actualite/economie_-_politique_europe/La_note_de_la_Grece_encore_revue_a_la_baisse.9030055-3500.art
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Eric



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 7 Mar - 16:49

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=26857499290e1ae963507067ece16ecc

Autrement dit, il est temps d'assumer les conséquences de la crise.
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Lhermite



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MessageSujet: Les crises financières plus dangereuses que jamais, selon une étude du FMI   Jeu 10 Mar - 13:43

Les crises financières plus dangereuses que jamais, selon une étude du FMI

La façon dont a été gérée la crise financière
a rendu les crises à venir plus dangereuses que jamais pour l’économie
mondiale, ont affirmé des économistes du Fonds monétaire international
dans une étude publiée mercredi.


« Nombreuses sont les caractéristiques
structurelles ayant contribué à l’accumulation des risques systémiques
dans les secteurs financiers qui sont toujours en place aujourd’hui »,
ont écrit ces sept économistes. Et « de fait, les grandes banques ayant
racheté des établissements en difficulté, la concentration s’est en
moyenne accrue », ont-ils relevé.

Les actifs des cinq plus grandes banques
des douze pays étudiés pèsent aujourd’hui 335% de leur PIB, contre 307%
avant la crise financière. Intitulée « Gestion et résolution des
crises: premières leçons de la crise financière », l’étude compare les
réponses des autorités politiques et monétaires à la crise de 2008-2009
dans onze pays européens et aux Etats-Unis avec celles des crises
financières entre 1991 et 2002, qui ont touché 17 pays.

Le FMI a précisé que les conclusions de
l’étude ne représentaient pas nécessairement le point de vue de sa
direction. Ce type d’étude doit alimenter le débat au sein de
l’institution sur les conseils à donner aux Etats membres. Pour les
fonctionnaires du Fonds, en 2008 et 2009, des erreurs ont été commises
en apportant aux banques en difficulté un soutien public rapide sans
établir de « séparation entre les établissements viables et moins
viables ».
De plus, « peu de créanciers [des banques] ont été forcés à réduire leurs prétentions à cause du risque de contagion.

La protection des créanciers a restauré
la confiance trop vite », ont-ils déploré. D’après eux, la crise
financière a surtout exposé le manque criant de mécanismes de gestion
des banques d’envergure internationale en détresse. Or « la capacité des
nouveaux régimes [de régulation] à gérer avec la faillite de grandes
institutions financières multinationales reste une inconnue », ont-ils
prévenu.
http://www.news-banques.com/les-crises-financieres-plus-dangereuses-que-jamais-selon-une-etude-du-fmi/012166764/
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Eric



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Jeu 10 Mar - 14:20

ceci ne fait que conforter la pensée de tous les bears: ce n'est pas avec de la morphine qu'on soigne un malade.
un jour on va arrêter la morphine:
-"on a gagner!! il n'a plus mal"
-"heuu, non, j'crois qu'il est mort"
-"haa... c'est balot en effet..."
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Lhermite



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MessageSujet: Libye: ça s'envenime sur tous les fronts   Jeu 10 Mar - 15:28

15:20 - 10 mars 2011
par Sophie Leroy
Libye: ça s'envenime sur tous les fronts



Alors que les forces de Kadhafi semblent gagner
du terrain face aux rebelles, la France est le premier pays à
reconnaître le Conseil national de l'opposition, à la colère de Tripoli.
Des émissaires du gouvernement libyens sont actuellement sur le Vieux
continent pour discuter avec des dirigeants européens.






La Libye a annoncé qu'elle
envisageait de rompre ses relations diplomatiques avec la France après
la reconnaissance par Paris du Conseil national de l'opposition comme
représentant du peuple libyen. Critiquée pour ses atermoiements en
Tunisie et en Egypte, la France est en effet devenue le premier pays à
reconnaître l'opposition armée au régime du colonel Kadhafi comme
"représentant légitime" du peuple libyen, annonçant l'envoi prochain
d'un ambassadeur à Benghazi.L'opposition libyenne a bien sûr salué la décision de la France. Les rebelles reculent

Sur
place, en Libye, les forces de Mouammar Kadhafi, à la faveur de
bombardements aériens et terrestres, semblaient gagner du terrain jeudi
face aux insurgés, qui sont moins bien armés en Libye.
La Croix Rouge internationale disait se préparer "au pire" en évoquant une guerre civile.
[b]Bombardement de terminaux pétroliers[/b]

Dans
le même temps, les scénarios pessimistes sur les conséquences de la
crise libyenne sur la production pétrolière du pays commencent à se
réaliser: la production a chuté de 66% selon le régime
dont les frappes aériennes ont touché mercredi une installation pétrolière.
"Kadhafi montre ses véritables intentions. Soit il contrôle le pétrole, soit il se met à le bombarder"
,
a déclaré Fethi Faraj, conseiller auprès de la compagnie pétrolière
Agoco (Arabian Gulf Oil Company), l'un des producteurs de brut en
territoire libyen.Des raids menés par l'aviation du régime libyen
à Ras Lanouf, à 650 km à l'est de Tripoli, un très important terminal
pétrolier du pays contrôlé par les rebelles depuis vendredi, ont ainsi
touché des installations pétrolières. Les rebelles libyens ont fui jeudi
Ras Lanouf. Réaction de l'Otan

Les 28 pays de
l'Otan vont étudier une gamme d'options face à l'évolution de la crise
en Libye, selon le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders
Fogh Rasmussen, en ouvrant une réunion informelle des ministres de la
Défense à Bruxelles.

L'une de ces options pourrait être l'envoi de navires supplémentaires
face aux côtes libyennes, alors que des bâtiments alliés - sous pavillon national ou de l'Otan - croisent déjà dans la région.
Des émissaires libyens en Europe

Un
avion du gouvernement libyen, qui a envoyé des émissaires en Europe, a
atterri mercredi soir à Paris, selon l'AFP. Le Falcon 900 est arrivé
dans la capitale française à la veille d'importantes réunions
ministérielles de l'UE et de l'Otan à Bruxelles sur la crise libyenne.
Un émissaire de Kadhafi s'est aussi entretenu ce jeudi matin à Athènes
avec le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Dimitris Dollis.
Mohammed Taher Siyala, vice-ministre libyen des Affaires étrangères, et
Dollis n'ont pas fait de déclaration à la presse à l'issue de leurs
discussions, qui ont duré cinquante minutes. Papandreou, a eu une
conversation téléphonique avec Siyala. Papandréou a conseillé au
dirigeant libyen de contribuer à parvenir à une issue pacifique à la
crise libyenne.Siyala a aussi effectué mercredi des visites à
Lisbonne et à Malte où il s'est respectivement entretenu avec le
ministre portugais des Affaires étrangères, Luis Amado, et le Premier
ministre de la petite île européenne sur "la position du gouvernement
libyen".
L'Echo http://www.lecho.be/actualite/economie_-_politique_international/Libye-_ca_s-envenime_sur_tous_les_fronts.9031547-3501.art?ckc=1
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Lhermite



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MessageSujet: Sarkozy favorable à des frappes aériennes en Libye   Jeu 10 Mar - 15:32

Sarkozy favorable à des frappes aériennes en Libye
jeudi 10 mars 2011, 15:01
Nicolas Sarkozy va proposer à ses partenaires de l’Union européenne des « frappes aériennes ciblées » en Libye.


Nicolas Sarkozy et les émissaires de l’opposition libyenne Mahmoud Jibril et Ali Al-Esawi, AP

Nicolas Sarkozy va également porpoer à l’UE le brouillage des systèmes de transmission du commandement du colonel Kadhafi. Interrogé par l’AFP, l’Elysée n’a pas confirmé. « On n’en est pas là. On va déjà demander les autorisations juridiques pour empêcher l’usage de la force par Kadhafi ». La source proche du dossier a précisé à l’AFP qu’il s’agirait de « frapper un nombre extrêmement limité de points, d’où partent les opérations les plus meurtrières » de l’aviation du colonel Kadhafi contre la population civile libyenne. Le président Sarkozy proposerait des frappes contre trois points :
l’aéroport militaire de Syrte, à 500 kilomètres à l’est de Tripoli,
celui de Sebha, au sud du pays, près de la frontière tchadienne, et Bab
al-Azizia, centre de commandement de Mouammar Kadhafi à Tripoli. L’un des membres de la délégation libyenne reçue jeudi par le chef de l’Etat a suggéré à celui-ci de « brouiller le système de transmission » du commandement de Kadhafi. « C’est une bonne idée », a répondu M. Sarkozy, selon la même source.
http://www.lesoir.be/actualite/monde/2011-03-10/sarkozy-favorable-a-des-frappes-ciblees-en-libye-827447.php
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MessageSujet: Mauvaises nouvelles en série à Wall Street   Jeu 10 Mar - 16:34

Mauvaises nouvelles en série à Wall Street

Abaissement de la note de la dette espagnole,
déficit commercial inattendu en Chine, mauvaise balance commerciale et
chômage en hausse aux USA, la coupe était pleine pour Wall Street ce
jeudi qui, après l'hésitation de la veille, enregistre des fortes
baisses.





La Bourse de New York a
ouvert en nette baisse jeudi malgré un repli des prix du pétrole,
pénalisée notamment par de mauvais indicateurs économiques aux
Etats-Unis et en Chine. Vers 16h20, le Dow Jones perdait 1,51%,
le Nasdaq à forte composante technologique 1,67% et l'indice élargi, le
S&P 500 1,52%.


Mercredi, la place new-yorkaise,
hésitante, avait fini proche de l'équilibre: le Dow Jones avait perdu
0,01%, le Nasdaq 0,51% et le S&P 500 0,14%.

"Wall Street
réagit négativement à l'abaissement de la note de la dette de l'Espagne
et à un déficit commercial inattendu en Chine"
, a noté Joseph Hargett, de Schaeffer's Investment.

L'agence Moody's a abaissé la note souveraine de l'Espagne,
à "Aa2". Même si elle n'anticipe pas un besoin du gouvernement espagnol
de demander une aide financière extérieure, cette annonce a été mal
accueillie par les investisseurs, à la veille d'un sommet des dirigeants
de la zone euro.

La Chine a de son côté subi en février son premier déficit commercial en 11 mois, en raison notamment d'une très faible croissance des exportations, qui a déçu les marché.

"Les statistiques économiques aux Etats-Unis n'ont pas changé la tendance: aussi bien les inscriptions au chômage que la balance commerciale sont ressorties plus mauvaises que prévu", a relevé Patrick O'Hare, du site financier Briefing.com.

Ces
nouvelles décevantes reléguaient au second plan un net repli des cours
du pétrole, le baril perdant plus d'un dollar à New York, à 103 dollars.


Le
marché obligataire montait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans
reculait à 3,434% contre 3,469% mercredi soir et celui du bon à 30 ans à
4,584% contre 4,599%.
AFP, L'Echo http://www.lecho.be/actualite/marche_-_placements_marches/Mauvaises_nouvelles_en_serie_a_Wall_Street.9031561-3461.art?ckc=1
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Lhermite



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MessageSujet: "Nous courons vers une nouvelle crise financière"   Ven 11 Mar - 12:49

"Nous courons vers une nouvelle crise financière"


Pour Georges Ugeux, banques et spéculateurs nous mènent droit à une nouvelle catastrophe.
Sur son blog, Georges Ugeux, ancien
vice-président de la Bourse de New York, remet en question les agences
de notation. La décision d’abaisser la note de l’Espagne et de la Grèce à
une semaine d’intervalle n’est pas justifiée selon lui, et ne fait
qu’aggraver davantage la situation de ces pays. Ugeux déplore aussi le
lobby bancaire sur les prochains tests de résistance du secteur. Un
lobby qui, selon lui, va trop loin et empêche les pays européens de
s’attaquer à leur déficit budgétaire gigantesque.





Moody’s vient
d’abaisser d’un cran la note de l’Espagne. Durant la crise des
subprimes, le rôle des agences de notation a été pointé du doigt pour
avoir aggravé la situation. Est-ce qu’elles ont compris la leçon?
Georges Ugeux:
Moody’s s’est toujours montré agressif. En général, ceci se traduit de
deux manières: d’une part, l’agence de notation intervient lorsque le
marché se déteriore. Et, d’autre part, lorsqu’elle détériore la note
d’un émetteur, ceci provoque un effet négatif supplémentaire. Ici, la
note de la Grèce et de l’Espagne a été dégradée alors que les Bourses de
ces pays s’inscrivent en retrait. Je suis critique sur cette attitude. A
ce jour, je n’observe pas une énorme déterioration des finances de ces
pays qui justifie une dégradation de leur note de crédit. Ces pays
tentent au contraire de remettre de l’ordre dans leur situation. Et je
rappelle que la nature de leurs problèmes est différente: la Grèce
souffre d’un problème de finance publique et de politique sociale
laxiste. L’Espagne a été touchée par une crise immobilière qui se
répercute sur son secteur bancaire, comme en Irlande. Cette différence
se reflète mieux sur le marché obligataire. Là où la Grèce paie 12% pour
ses nouvelles obligations, l’Espagne ne doit en consentir que 6%.
La situation financière des pays périphérique de la zone euro reste préoccupante. Quelles solutions s’offrent à ceux-ci?Ugeux:
Il n’y en a pas 36 pour les pays européens. Il faut restructurer la
dette. On ne peut maintenir une situation où les taux d’intérêt à court
terme s’affichent à 12% et ceux à long terme à 5%. Ceci crée un effet
boule de neige, qui ne fait qu’agraver les problèmes des ces pays. Or,
la résistance pour une restructuration de la dette est double. D’une
part, les pays ne veulent pas pour une question d’honneur. C’est une
erreur. Historiquement, les pays qui ont restructuré leur dette ont
rétabli leur crédibilité. Ce fut le cas il n’y a pas si longtemps pour
l’Angleterre et l’Italie. D’autre part, nous assistons à un lobby des
banques qui ont une frousse incroyable de devoir amortir ceci dans leurs
bilans. Si une restructuration de la dette étatique survient, les
banques vont perdre de l’argent. Alors, elles essaient de freiner la
procédure.
Vous êtes critique sur les prochains tests de résistance des banques européennes. Pourquoi?Ugeux:
La fonction d’un test de résistance est de donner aux investisseurs des
indices sur la solidité financière des banques. Le précédent test n’a
servi à rien. Il était trop laxiste. Or, on vient d’apprendre que les
banques se sont livrées à un lobby intensif pour diluer certains
critères essentiels de ces tests. L’Europe va recommencer le même échec.
Mais si on combine des stress tests faibles et une résistance à la
restructuration de la dette des pays périphériques, ceci donne un
cocktail explosif. On n’essaie pas de résoudre le problème, on le
repousse dans le futur. Ceci revient à mettre les marchés européens et
mondiaux dans une situation de crise. En d’autres termes, nous courons
vers une nouvelle crise financière.
Les prix de l’énergie
et des denrées alimentaires ne cessent de grimper. Ceci risque de
compliquer la tâche des Etats dans leur gestion de leur crise de la
dette.
Ugeux: Si l’inflation revient,
ceci va conduire à une hausse des taux d’intérêt et une baisse de la
valeur des actifs financiers. Le prix du riz a été multiplié par trois
en trois ans. Mais si on se penche sur les stocks de riz, on se rend
compte qu’ils sont détenus par la spéculation. Si on veut connaître le
même type de problèmes sociaux qu’au Moyen Orient, il faut laisser faire
la spéculation. Les gens vont sortir dans la rue s’ils sont désespérés.Si
l’on court vers une crise financière combinée à une inflation, ceci
devient un phénomène social et économique, une véritable bombe à
retardement. Alors, les négociations de marchands de tapis entre l’Union
européenne et les banques pour atténuer les mesures sur le secteur sont
ridicules.
Nous ne pouvons plus laisser courir notre dette?Ugeux:
Sur dix ans, le rapport moyen entre la dette et le Produit Intérieur
Brut des pays développés du G20 est passé de 50 à plus de
100&flexSpace;%. Celui des pays émergents reste, lui, à 40%. Nous
vivons au-dessus de nos moyens. Les prix de l’immobilier n’ont plus
aucun sens. Cette situation divise la société entre ceux qui ont et ceux
qui n’ont plus. On joue ici surdes choses fondamentales, sur un
phénomène de paupérisation générale.
Voyez-vous un détonateur à cette crise?Ugeux:
Si la contagion de la dette souveraine se propage à l’Italie, dont la
dette est six fois supérieure à celle de la Grèce, et que les tensions
au Moyen Orient atteignent l’Arabie Saoudite, je ne sais pas où on va...
Interview par Jennifer Nille
http://www.lecho.be/actualite/marche_-_placements_fonds/-Nous_courons_vers_une_nouvelle_crise_financiere-.9031906-3463.art?utm_source=headerpromo&utm_medium=direct
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Eric



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mar 15 Mar - 16:31

la vache! j'étais tellement en faillite que j'ai mis en faillite l'organisme de rachat de prêt qui m'a aidé.
non c'est pas une blague carambar....

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a70f5241d1d16d0a859671db3ba305b2
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robin's clouds



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 27 Mar - 18:57

Vaste manifestation à Londres, comme dans tous les pays qui doivent appliquer des plans de rigueur, à quand le tour de la France ?

http://feedproxy.google.com/~r/figaro-bourse/~3/SlTEGSykyXA/story01.htm
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le deb



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Ven 8 Avr - 7:15

Bréhat a écrit:
De quoi a peur le FMI pour vouloir by passer les états pour assurer son financement ?
Re bonjour,
Après mon billet sur le cac de ce matin : Une vague de baisse semble avoir débuter le 01/04. Elle démarre très lentement. Dernière tentative de rebond avant qu'elle ne s'accélère. , je voulais vous parler brièvement de cette nouvelle qui pourrait passer inaperçue mais qui est fort étonnante selon moi :
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=6a8ba54e574f28124ef6efe771dbcbea
Le FMI envisage de se financer directement auprès des banques en by passant les états actionnaires ...
En effet le financement via les états prends du temps ... 2 ans pour avoir les financements décidés au plus profond de la crise.
MAintenant que le FMI à 671 Milliards dans ses poches ... pourquoi chercherait il a vouloir se financer rapidement auprès des banques ... ?
Y aurait il une crise telle devant nous pour aller sauver des états de la faillite que l'on doive se préocupper de cela au FMI ?
Et puis n'est ce pas un peu le renard qui se mord la queue ... les états sauvent les banques, l'Euroland et le FMI sauvent les états et ..; l'Euroland se finance directement (sans passer par les états), le FMI aussi auprès des banques .... la boucle est bouclée ....
Rien ne vous choque ... comment cela peut il fonctionner en cas de risque systémique ... aucune chance .. le système financier mondial sera tellement ebranlé au prochain coup de boutoir qu'il pourrait bien s'éffondrer tel un chateau de carte.
Je suis pessimiste ... je sais, mais je crois que certains responsables commencent à avoir des idées noires pour envisager de telles extrêmités et des schéma aussi farfelus !
Bonne journée,
Bréhat

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robin's clouds



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Sam 9 Avr - 11:21

Après le Portugal,.....l'Espagne.

L'économie de l'Espagne va s'effondrer !

C'est ce que vient de dire le gouvernement espagnole "le mur va s'écrouler!"
AFP a écrit:
L'économie espagnole est devenue un "mur indestructible" grâce aux
réformes du gouvernement, assuré vendredi le numéro deux du gouvernement
espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba. Elle donne des garanties à la zone
euro, a-t-il ajouté.

Le premier assureur européen Allianz a réagi.
La propagation de la crise de la dette souveraine en Europe sera
endiguée maintenant que le Portugal s'est résigné à faire appel à l'aide
internationale, a estimé Nikhil Srinivasan le premier assureur européen
Allianz. "Selon nous, dès maintenant, cela s'arrête avec le Portugal",
a-t-il déclaré.




Reuters a écrit:
GODOLLO, Hongrie, 8 avril - Le Portugal est le
dernier pays de la zone euro à demander l'aide de l'Union
européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), a
déclaré vendredi la ministre espagnole de l'Economie.


En marge d'une réunion des ministres des Finances européens
en Hongrie, Elena Salgado a jugé qu'il n'était pas question que
l'Espagne puisse demander à son tour un plan de sauvetage.


La Chine est à l'affut, elle achète de la dette espagnol, portugaise et grecque (dont le port du Pirée pour 3.3 Mds d'Euros) le PDG de Cosco, Wei Jiafu, a déclaré : "Je suis venu redonner au
port du Pirée sa position d’antan. J’espère en faire le port marchand le
plus important de Méditerranée d’ici un an. Il y a un dicton en chinois
qui dit :
'Construis le nid de l’aigle et l’aigle viendra'. Nous avons construit ce nid dans votre pays pour attirer les aigles chinois. C’est le cadeau de la Chine à la Grèce".

[i]Leur objectif : construire un port plus grand que celui de Rotterdam[/i]


http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=1&ved=0CBkQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.presseurop.eu%2Ffr%2Fcontent%2Farticle%2F289631-le-piree-porte-dentree-de-la-chine-en-europe&rct=j&q=le%20pir%C3%A9e%20chinois&ei=nCygTfm8F4i2hQe0_vnwBA&usg=AFQjCNFNN7b6wxmuFSf1S3zfbwz5whXTNQ&sig2=JHr8usmUr9h2batou8rjNQ&cad=rja

La Chine avance patiemment ses pions, c'est elle qui mène le jeu, pas ceux qui dépendent de leurs créanciers.

(Rappel) ; À la veille de l'Épiphanie, le jour où les Rois mages apportent les
cadeaux aux enfants, Madrid attendait toujours que Li concrétise son
engagement sur la dette. Le vice-premier ministre a répété mercredi que
la Chine «achètera davantage d'obligations espagnoles en fonction des conditions du marché». Li, toutefois, n'a pas précisé le montant de cet investissement.
D'après le quotidien El Pais,
Li Keqiang aurait indiqué à Zapatero que la Chine «voulait acheter
autant de dette espagnole que de dettes grecque et portugaise combinées,
soit quelque six milliards d'euros». Le Trésor espagnol a dû payer en
2010 des taux d'intérêt inédits depuis dix ans et verrait d'un très bon
œil que la Chine contribue à crédibiliser sa dette.
(Par Mathieu de Taillac)

Napoleon Bonaparte a écrit:
Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers
pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du
gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne
est au dessus de la main qui reçoit.



Pour l'Espagne, je vois une nouvelle offensive sur sa dette vers Juin (l'été serait donc chaud). Deux conjonctions, crise européenne avec le problème espagnol et fin du QE américain, normalement ça donnerait une baisse de l'Euro (J-C Trichet l'a surement anticipé, une façon de ne pas avoir l'air de répondre à l'urgence en Juin)


L’administration fédérale américaine
ne sera pas paralysée. Un accord a été trouvé in extremis cette nuit à
Washington entre démocrates et républicains. Mais Barack Obama a précisé
qu’il se traduirait par des "coupes douloureuses". Au total : 39
milliards de dollars de réduction de dépenses.


Lors d’une allocution à la Maison Blanche, le président américain a
expliqué qu’il avait dû faire preuve de réalisme, et que les Etats-Unis
devaient vivre “selon leurs moyens” : “Comme
dans tout compromis valable, les deux parties ont dû prendre des
décisions difficiles et céder sur des questions qui étaient importantes
pour elles... Et cela a été le cas pour moi. Certaines coupes seront
douloureuses. [b]Des programmes desquels les gens dépendent seront réduits.
Des infrastructures
nécessaires seront retardées
. Et je n’aurais pas effectué ces coupes dans de meilleures circonstances. Mais vivre selon nos moyens est la seule façon dont nous pourrons protéger
les investissements qui rendront les Etats-Unis compétitifs.”
[/b]

(source France Info)


Oui, l'administration US a dépassée son autorisation de découvert !, aux US, les dépenses son inscrite dans la loi, contrairement à la France, où les déficits forcent le gouvernement à chercher des recettes de compensation (impôts).
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robin's clouds



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Sam 16 Avr - 14:05

Money Week a écrit:
« Si le rapport (attendu en juin sur les progrès de la Grèce) conclut
qu’il y a des doutes concernant la soutenabilité de la dette grecque,
quelque chose devra être fait à ce sujet », a ainsi estimé le ministre
allemand des Finances Wolfgang Schäuble. « Jusqu’à 2013, une
restructuration ne pourrait se faire que sur une base volontaire », a
t-il ensuite précisé. Traduction : la Grèce va faire faillite. Elle ne
pourra pas rembourser toutes ces dettes et celles-ci vont devoir être
rééchelonnées.

Les propos du ministre allemand ont à nouveau focalisé l’attention
des marchés sur le cas de la Grèce. Dans la journée, le Premier ministre
grec Georges Papandreou a présenté les grandes lignes de nouvelles
mesures d’austérité pour le pays. Répondant au ministre allemand, il a
affirmé que la Grèce résoudra « en profondeur » ses problèmes, « non
pas en restructurant la dette, mais en restructurant le pays ». La BCE,
qui détient des milliards d’euros d’obligations grecques, lui a
emboîté le pas, répétant qu’elle ne voyait aucune raison pour une
restructuration de la dette grecque.

Nous sommes loin d’être aussi optimistes. Le redressement des
finances publiques ne devrait pas être aussi rapide qu’attendu. La dette
publique grecque représente aujourd’hui près de 160% du PIB. La
croissance a reculé de 4,2% en 2010 et elle devrait à nouveau se
contracter de 3% cette année, selon les prévisions de la Coface. Et les
mesures d’austérité s’ajoutent au chômage de masse (plus de 12% de la
population active) pour peser sur la consommation des ménages.

Si la Grèce fait défaut, de nombreuses banques et fonds vont perdre
beaucoup d’argent. En particulier en France. « La dette grecque, c’est
235 milliards d’euros. Dedans, il y a 75 milliards d’euros qui viennent
de l’épargne française », estimait ce matin sur RTL Jean-Louis
Gombeaud, journaliste au Figaro. En cas de faillite, les
épargnants français en seraient donc pour leurs frais. En particulier
ceux qui ont investi dans des Sicav et des assurances-vie qui
détiennent des obligations grecques.

Quelle forme prendra le prochain choc ?
Un tsunami qui partirait de la Grèce (franchement je vois pas comment elle pourrait s'en sortir autrement qu'en se restructurant) et se propagerait vers les P.I.I.G....Spain
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Alex6



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 17 Avr - 6:15

@robin's clouds,
Perso, je crois de moins en moins a un crash cause par les niveaux de dettes (cf les explications de GO) Les epargnants engages sur les supports lies a la dette seront perdants, peu importe pour les marches. L'impact, au pire, sera une devaluation de l'euro, encore une fois je ne vois pas en quoi cela pourrait faire tomber les marches.
Rester a l'ecart des produits lies aux dettes, oui. Sortir des marches actions pour cette raison, non.
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le deb



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Sam 23 Avr - 17:09

La souris qui rugissait
Publié le 20 avril 2011 par faillitedeletat, Charles Gave


De temps en temps, il se passe un événement qui change le cours de l’histoire.

Je suis en train de me demander si une telle chose ne s’est pas produite en Finlande le week-end end dernier.

Explication.

Comme je ne cesse de le dire ou de l’écrire depuis des années l’Euro est un Frankenstein financier qui allait nous amener à un désastre Européen sans précédent.

Nous y sommes.

L’Irlande, la Grèce, le Portugal sont en faillite déclarées, l’Espagne et L’Italie suivent de près , l’Europe est devenue un protectorat allemand et chacun se sent humilié (pays du Sud) ou berné (pays du Nord), surtout quand l’on compare les résultats aux promesses qui étaient faites par les partisans de l’Euro il y a 10 ans : Si le lecteur veut rire (jaune) un peu, je le renvoie a la pétition signée par tout ce qui comptait dans la nomenclature française en 1997 ou 1998 nous expliquant que l’Euro allait assurer la croissance européenne, la convergence des économies, le financement des dépenses sociales, la stabilité des prix, la retraite a 50 ans et bien sur l’harmonie sexuelle entre partenaires, ainsi que la prolongation de la vie de chacun d’au moins vingt ans ( les deux derniers, je ne suis pas si sur que ca, mais le lecteur me pardonnera ce léger débordement).

En fait nos systèmes sociaux implosent avec notre croissance, le chômage explose et la faillite de l’Etat Français qui se profile a l’horizon 2013-2014 sera la grande absente de la prochaine campagne Présidentielle pu chaque candidat s’évertuera a faire des promesses qui n’engageront que ceux qui les croient, selon l’immortelle formule de Jacques Chirac.

Devant cette déconfiture, les génies a l’origine de cette extraordinaire usine a gaz qu’est l’Euro, plutôt que demander pardon aux citoyens et de prendre leurs retraites, laissant aux gens compétents la responsabilité de réparer leurs erreurs, se mirent a rajouter frénétiquement de tuyaux a leur immortelle construction tandis que la BCE, entre les mains du principal responsable de ce désastre, monsieur Trichet, s’autorisait

A racheter où à escompter a tiroir ouvert des obligations émises par des Etats que sa brillante construction avait mis en faillite (après tout ce n’est pas son argent).

Bref, nous étions partis pour un système ressemblant a notre sécurité sociale : coutant la peau des fesses, que seuls un petit nombre de fonctionnaires comprend et allant de reformes en reformes sans jamais arriver a l’équilibre.

Pour résumer, nous allions tout droit vers le rêve de tout haut fonctionnaire : un système qui ne marche pas et dont on ne peut pas sortir, ce qui leur assure un perpétuel plein emploi.

Jusqu’au vote Finlandais de ce week end.

Les finlandais sont un peuple qui prend sa Démocratie au sérieux et qui croit profondément au vieux principe libéral : pas de taxation sans représentations (vote).

De ce fait, le gouvernement Finlandais ne peut pas subventionner les dépenses des usines a gaz Européennes sans passer devant le parlement local (invraisemblable démagogie diront nos technocrates_

Et comme nous venons d’avoir des élections ou un parti l’a emporté, celui qui précisait que la Finlande ne financerait plus ce genre de dépenses, nous voila devant un léger problème.

En effet, pour financer les folies de nos technocrates européens, il faut qu’il y ait unanimité de tous les états européens.

Le parti des vrais Finlandais a indiqué qu’il honorerait les promesses faites à la Grèce et à l’Irlande, mais que pour le Portugal, il ne fallait pas compter sur lui puisque rien n’avait été signé.

Ce qui veut dire que le plan Européen de construction de la nouvelle usine a gaz est complètement caduc

L’Euro se retrouve face a ses contradictions et notre petite souris finlandaise vient de rugir que « l’empereur n’avait pas d’habit » comme le petit enfant du conte d’Andersen

Les conséquences financières sont simples : il existe des pertes gigantesques dans le système qui pour l’instant n’ont été attribué a personne la BCE les portant en silence dans son bilan en attendant la nouvelle usine a gaz

Or, de nouvelle usine a gaz, il n y en aura point.

Un krach se produit non pas quand les pertes ont lieu mais quand les marchés réalisent qu’elles ont eu lieu, parfois depuis longtemps.

Nous arrivons au moment ou ces pertes vont devoir être inscrites aux bilans des uns et des autres et en particulier aux bilans de nos systèmes financiers banques et compagnies d’assurance, Etats.

Je réitère ma recommandation de ne RIEN avoir de tout cela.
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robin's clouds



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 24 Avr - 11:44

Oui, mais entre la Grèce ou l'Allemagne ?, quel est le modèle que doit suivre l'Europe ?

Il n'y a pas si longtemps on parlais encore de "tigre celtique" (grâce au dumping fiscal sur le dos des autres pays européens), du boum espagnol (grâce à l'endettement immobilier des ménages), la Grèce n'aurait jamais dû entrer dans l'Europe (on a fermés les yeux sur la triche), le Portugal est encore un pays des années 50.

On a longtemps suivi un modèle "Sud" non adapté aux pays du "Nord", avec un crédit bon marché, c'est juste un retour de balancier.

Les mentalités vont devoir changer, quand on demande à un allemand la valeur idéal de la monnaie, il répond "le plus haut possible!", les dévaluations compétitives ne sont que de la poudre aux yeux, c'est un aveu de faiblesse, l'Europe dépend trop de ses importations.

Le marché a pricé la faillite des PIG, l'Europe n'en mourra pas !, les prochaines étapes à risque sont ; Espagne,.... Italie,.... France.

Sinon, pour les notations crédits, l'agence chinoise Dagong est très bien placé et souvent plus fiable que le trio;

dagongweb/uf/Sovereign Credit Rating Report of 50 Countries in 2010.pdf
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Eric



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 2 Mai - 13:18

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/04/29/04016-20110429ARTFIG00438-les-banques-francaises-fuient-la-crise-de-la-dette.php

ou comment transférer la dette qui ne sera jamais remboursée aux contribuables européens plutôt qu'aux banques.
Dettes des états = subprimes du futur. sauf que même ceux qui n'ont pas acheté de produits financiers (ou dérivés de dérivés de dérivés... de produits financiers) devront payer (surtout eux d'ailleurs).
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Sam 7 Mai - 21:02

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/05/07/04016-20110507ARTFIG00468-l-europe-pourrait-a-nouveau-aider-la-grece.php

ou comment les grecs tiennent la France et l'Allemagne par la peau des c... de leurs banquiers.

Et qui va payer la restructuration de la dette grecque pour épargner ces pauvres petits banksters ?

Fait ch...
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GameOver



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 8 Mai - 2:38

pariste a écrit:

ou comment les grecs tiennent la France et l'Allemagne par la peau des c... de leurs banquiers.

Et qui va payer la restructuration de la dette grecque pour épargner ces pauvres petits banksters ?

Fait ch...


Bonjour Pariste,

Sans spécifiquement parler de la Grèce: de manière générale, si tu penses qu'il existe un risque qui pourrait peser sur tes biens, tes revenus, tes impôts, ta santé ou celle de tes proches, et en bref tout ce qui pourrait t'affecter directement ou indirectement dans ta situation financière (mais on peut aller plus loin dans la dimension morale, sentimentale etc), tu dois te couvrir contre ce risque, directement ou indirectement.

Bien souvent "on s'assure" parce que c'est réglementaire pour l'atteinte aux autres (voiture, appartement, responsabilité civile) ou pour l'atteinte à soi-même (santé, chomage, retraite).

Dans bien des cas, on n'évalue pas directement le risque mais on apprécie le montant d'une cotisation par rapport à une couverture et aux conditions de cette couverture. Le discriminant va être le coût et c'est une erreur même si instinctivement on peut avoir raison. Sur des assurances spécifiques, on ne peut pas parler de mutualisation du risque car le nombre d'assurés n'est pas assez important. On peut même être le seul assuré contre un risque: Ariane V par exemple.

  • Exemple: J'ai 40 ans, j'ai un emploi. Lors de la contraction d'un prêt de 150,000€, on me propose une assurance chômage avec une cotisation totale de 10,000€ sur la durée du prêt. Le délai de carence est de 1 an pour l'actionnement de la clause et ne fonctionne qu'après une période de chomage de 6 mois consécutifs. L'assurance me couvre 100% de mes revenus sur un total cumulé de 3 ans sur la durée du contrat.

    Le but n'est pas de donner une réponse: il n'y a pas assez d'éléments. Le but est d'identifier le problème: ce type d'assurance ne sera jamais adapté à la majorité et c'est pour cela qu'instinctivement les gens ne la prennent pas. Mais ça se vend.

    Quand on veut s'assurer, il faut soi-même apporter son profil de risques à l'assureur. Dans ce cas ce sera: métiers, secteur d'activité, historique emploi-chomage etc... et il faut obtenir une cotation par rapport à son profil.

    Les gens commencent à le faire quand il s'agit de l'assurance décès-invalidité attachée à un prêt immo, mais on pouvait déjà le faire il y a plus de 15 ans hors de la banque prêteuse.


Dans d'autre cas on s'assure dans des structures mutuelles (au sens partage du risque). C'est le cas des assurances habitation. La mutualisation pure fait qu'il y a quelques gagnants (petite prime) et énormément de perdants (au sens que la prime est trop élevée). Pourquoi ? parce qu'il n'y a pas assez de discriminants: tu construis en zone inondable, tu installes des détecteurs de fumée, tu as une cheminée... l'assurance s'en fout presque (ça commence à changer).
Mais les gens font encore un // entre le coût de la reconstruction complète et la cotisation: 1500€ annuel pour une maison de 150,000€... Instinctivement les gens se disent sans calculer que ça fait 100 ans de cotisation et ça passe ! Même le terrain a été détruit on dirait cheers .

Bon, il y a encore pire: ce sont les extensions de garantie sur les équipements de la maison.

Pour en revenir à ton "ça fait ch...".
Les gens ne se rendent pas compte qu'ils peuvent s'auto-assurer mais c'est parce qu'ils ne savent pas évaluer un risque, ni trouver le produit hors des circuits d'assurance.

Exemple: tu as des appartements que tu mets en location. A partir de combien d'appartements est-il inutile de t'assurer pour tes propres dégats ? Là encore ça n'appelle pas une réponse, il n'y a pas assez d'éléments. Si tu as plusieurs appartements dans les mêmes immeubles, la réponse sera différente.

Personnellement j'ai 2 voitures et une moto et je suis assuré au tiers et ça fait plus de 10 ans que ça dure.
Ce qui ne m'empêchait pas d'avoir une assurance "protection du conducteur" et aussi une assurance quelque soit le véhicule dans lequel je me trouve même en tant que passager. J'ai évalué tous les risques. J'ai recherché vainement en France une assurance qui me couvre pour un seul véhicule à la fois comme ça se fait en Suisse (avec le transfert de plaques d'immat'... ça n'existe pas)

La gestion du risque c'est mon boulot et pourtant je ne suis pas agent d'assurances. Quand je prends un projet j'ai un certain montant pour gérer le risque (3% en général) mais il m'arrive de faire relever ce montant avant de commencer (en cours ça ne serait plus du risque mais de la certitude!). Le but n'est pas de gagner de l'argent mais d'éviter d'en perdre plus que 3% dans ce cas. Je ne vais donc pas hésiter à changer de port d'embarquement ou de débarquement (grèves)même si je dois ajouter le coût du transport routier, ou faire du transport aérien (c'est ma prime d'assurance) ou faire fabriquer ailleurs à un coût plus élevé. Ou préférer payer au client des LD's (pénalités de retard).

En 2008 j'ai eu une affaire de $10M mais les fabrications étaient à 90% en euros et l'euro était pas loin de 1.60. Mon service financier a fait une couverture de change. Je n'étais pas d'accord et je voulais juste acheter une option et l'abandonner si le change lors des paiements devenait plus intéressant que l'option. J'ai chiffré le coût mais le mec était un gland.
Risque: perte -2% (identique à la couverture de change) / gain +30%... . Donc gain possible estimé dès le début du projet: entre 0 et $3M. On ne l'a pas fait et en final on pouvait gagner $2.5M comme le plan car l'euro est descendu à 1.18 en cours de contrat. C'est la banque qui a gagné... elle est au Luxembourg. Sûr que eux ont fait la bonne opération.

Les gens ne savent pas faire de calcul de risque et ne connaissent bien souvent pas les produits qui leur permettraient de se couvrir à peu de frais ou alors ils pensent bien souvent que c'est un impondérable.

Avant de signer mon contrat pour être détaché en Australie j'ai demandé à ce que mon indemnité concernant le détachement soit indexé sur la parité €/AUD mais aussi une égalité d'impôts. Le but n'était pas de gagner de l'argent mais d'éviter d'en perdre. C'est une assurance... et c'est pas moi qui paie. Les gens ne comprennaient pas que je pouvais refuser pour si peu. Bon, si en final, ils ne l'avaient pas fait je me serais couvert sur le Forex.

Tu dois te dire... P'tain GameOver où est-ce qu'il veut en venir ? ! geek

Je veux en venir au point où tu ne dois pas être passif devant un événement, tu dois t'assurer contre. Que ce soit l'inflation, les impôts, la hausse des tarifs d'EDF ou ton régime de retraite qui te versera des clopinettes... tu as les outils pour... et nul doute que tu ne peineras pas à les trouver. Ces assurances non-conventionnelles ont un coût et ne se trouvent pas auprès des sociétés d'assurances.

GameOver
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 8 Mai - 8:43

GameOver a écrit:

Bonjour Pariste,


Salut GO, content de te lire, merci pour ta réponse.

GameOver a écrit:

Sans spécifiquement parler de la Grèce: de manière générale, si tu penses qu'il existe un risque qui pourrait peser sur tes biens, tes revenus, tes impôts, ta santé ou celle de tes proches, et en bref tout ce qui pourrait t'affecter directement ou indirectement dans ta situation financière (mais on peut aller plus loin dans la dimension morale, sentimentale etc), tu dois te couvrir contre ce risque, directement ou indirectement.
...
Les gens ne se rendent pas compte qu'ils peuvent s'auto-assurer mais c'est parce qu'ils ne savent pas évaluer un risque, ni trouver le produit hors des circuits d'assurance.
...
Les gens ne savent pas faire de calcul de risque et ne connaissent bien souvent pas les produits qui leur permettraient de se couvrir à peu de frais ou alors ils pensent bien souvent que c'est un impondérable.
...
Tu dois te dire... P'tain GameOver où est-ce qu'il veut en venir ? ! geek



Non non c'est clair. Tu as raison : la couverture du risque n'est sans doute pas naturel chez les gens en tout cas c'est quelque chose que je ne sais pas faire. On a souvent tendance à faire l'autruche face aux risques qu'on n'aime pas ou qu'on ne sait pas appréhender. Je pense que je n'en suis pas au point de me demander systématiquement quel produit me permettrait de me couvrir, je dois me forcer à penser couverture de risque. C'est quelque chose que j'ai tout de même un peu compris pour un patrimoine, avec quelques principes basiques. Mais ça ne va pas plus loin que ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, avec le décryptage des corrélations entre les divers actifs : revenus/immobiliers/livrets/bourse/monnaie etc...
Je n'ai pas tendance à faire des pondérations en tenant compte des risques, mais plutôt à me lancer dans des opérations à risque.
Faut dire j'aime bien le risque, et me méfie des assureurs.
Pour l'anecdote, j'ai toujours été assuré au tiers pour mes voitures et motos, j'assume les dégâts que je fais. Pour le moment ça a été rentable, malgré le vol d'un véhicule.

GameOver a écrit:

Je veux en venir au point où tu ne dois pas être passif devant un événement, tu dois t'assurer contre. Que ce soit l'inflation, les impôts, la hausse des tarifs d'EDF ou ton régime de retraite qui te versera des clopinettes... tu as les outils pour... et nul doute que tu ne peineras pas à les trouver. Ces assurances non-conventionnelles ont un coût et ne se trouvent pas auprès des sociétés d'assurances.


C'est là que je bloque un peu. J'ai déjà réfléchi à ce genre de questions (suis-je couvert contre l'inflation, comment anticiper les risques etc) mais pour la Grèce je n'ai pas assez réfléchi et ne comprends pas assez les tenants et aboutissants.

A vrai dire aussi, mon "fais ch...", je me le suis reformulé après l'avoir écrit : je crois que ce qui me fiche le plus les b..., ce sont les raisons qui motivent la "solidarité" européenne. Les politiques veulent afficher une coopération solidaire pour faire plaisir aux uns (le marché) et embobiner les autres (les peuples) alors qu'en fait ils n'osent pas s'attaquer au lobby des banques qui jouent les gros gras (que feriez-vous sans nous ?). Je n'ai entendu que Merkel dire que les banques (y compris les allemandes bien sûr) devaient payer. Je considère que les grecs sont des tricheurs (un très intéressant article des échos : "Cette crise est l’occasion historique pour la Grèce de sortir de son modèle économique en faillite fait de corporatisme, corruption, népotisme, privilèges, rigidités et fraude fiscale généralisée et de trouver un modèle de croissance durable.") mais les européens "coopèrent" parce que leur banquiers sont blindés de produits grecs à haut rendement sur lesquels ils ont parié en pensant que l'UE ne laisserait pas tomber la Grèce. Ce point de vue est peut-être trop manichéen et poujadiste, je ne suis pas allé voir les contrats, mais j'ai du mal à imaginer que ce ne soit pas les contribuables qui paieront pour rembourser les banques. La "gestion du risque" par les banques est-elle vraiment loyale si au final les états interviennent pour les sauver ? En étant cynique on peut dire qu'elles jouent bien, mais c'est frustrant.

En tant que particulier et si j'étais prêt à jouer ce jeu (c'est là ou naturellement je bloque un peu, mais tu as raison GO, rien n'empêche de gérer soi-même ces risques sans être cynique : inutile de se rendre malade si les choses ne sont pas aussi idéales qu'on le voudrait), je n'y vois pas trop clair pour me couvrir.
En tout cas merci pour ton conseil.
La "bonne" attitude serait au final 1) de dénoncer 2) de se couvrir.
Les gens ne peuvent pas grand chose (peu de pouvoir face aux lobby et ce n'est pas leur métier, motivation etc) donc en général ils encaissent jusqu'à faire la révolution. Ce n'est sans doute pas terrible mais plus facile. Et après tout ce sont les banques qui font ch... les premières... Wink


Dernière édition par pariste le Dim 8 Mai - 13:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 8 Mai - 10:00

Tout les ans à la rentrée, les enfants ramènent dans leurs cartables des propositions d'assurance scolaire (la MAE en tête pour ne pas la citer), ce que les gents ne comprennent pas (on ne va pas se prendre la tête pour 10 Euros), c'est que l'éducation nationale ne réclame qu'une attestation, l'assurance est déjà comprise dans son assurance habitation et est facilement fourni sur demande (sur internet, suffit d'imprimer). Personnellement, mon assureur (MACIF) m'a proposer (et j'ai accepter) une extension de garantie de......10 Euros ! pour une meilleur protection.

Beaucoup de gent sont plusieurs fois assurés pour un même risque, si vôtre enfant à un accident et que vous appeler la MAE (bien implanter dans l'E.N), on vous répondra; voyez avec vôtre assurance habitation Laughing

Un autre principe qui marche (mais rarement appliqué, par moi le premier), c'est de renégocier ses assurances auto tout les deux ans auprès de ses marchands de tapis assureurs, plusieurs parce ce que j'ai comme principe de ne jamais mettre tout mes oeufs dans un même panier (une année, j'ai même juste inversé mon assurance avec celle de ma femme Wink pour nôtre grand bénéfice, je me demande si se serai marrant de leur refaire le coup Laughing )

Sinon pour la Grèce, elle joue son jeu, son arme, c'est son pouvoir de nuisance, déjà qu'elle à vendu une tête de pont à l'Europe aux chinois avec le port du Pirée.
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 22 Mai - 16:50

En faisant le bilan de l'exposition des banques françaises à la dette grecque et pour justifier du cynisme avec lequel elles ont acheté de la dette, je suis tombé sur ces articles (datant de l'an dernier).


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/03/29/04016-20100329ARTFIG00618-la-bonne-affaire-de-la-dette-grecque-.php

«L'opération représente une double opportunité», explique Patrick
Jacq, stratégiste taux et devise chez BNP Paribas. D'abord, la Grèce a
besoin de refinancer sa dette et elle bénéficie de la garantie de
l'Eurogroupe. Ensuite, pour les banques, le taux de l'émission est très
bien payé considérant le risque finalement limité. La Hongrie et la
Turquie, par exemple, moins bien notées, profitent d'un taux d'intérêt
meilleur marché. Les investisseurs, rassurés, sont donc à l'achat sur
l'obligation grecque, explique en substance le stratégiste.
Les
banques européennes peuvent donc acheter les obligations grecques et les
utiliser comme dépôt à la Banque centrale européenne (BCE) contre des
prêts à plus courts termes mais à un taux d'intérêt de seulement 1%.
Rendement de l'obligation grecque (6%) contre taux de refinancement de
la BCE (1%)… Le calcul est vite fait et la marge appréciable.

Une très bonnes analyse :http://www.telos-eu.com/fr/article/grece_nuages_noirs_sur_les_banques_francaises

La finance française est exposée aussi au travers de banques qui comme
Dexia se sont aventurées dans un jeu perdant sur des arbitrages de
taux : elles empruntaient court et plaçaient long. La constitution d’un
portefeuille de 150 milliards d’euros d’obligations financées par des
ressources levées sur le marché monétaire et qui avait déjà mis Dexia au
bord du gouffre en septembre 2008 risque à nouveau de fragiliser cette
société en cas de défaut grec et pire encore en cas de contagion aux
pays du sud de l’Europe. D’après certaines estimations Dexia pourrait
perdre jusqu’à 35% de son actif net.
Enfin les excellentes performances des activités de marché des
grandes banques comme SocGen et BNPP, nourries par une rivalité pour le
leadership sur les produits dérivés, ne peuvent pas ne pas avoir conduit
à des prises de risques dont on ne découvrira que plus tard les
implications. Quelle est l’ampleur des prises de position sur le marché
des CDS sur dette souveraine, comment ont-elles évolué dans la période
d’extrême tension qui vient de s’achever ? Faut-il rappeler que SocGen
avait été très actif face à AIG sur le marché des CDS et qu’il en avait
tiré grand profit ? L’absence d’information dans ce domaine comme dans
le reste nous conduit ici à mentionner le risque plus qu’à l’estimer.
Entrées tardivement sur un marché grec qu’elles croyaient plein de
promesses en prenant le contrôle de banques peu performantes, les
banques françaises héritent de leurs engagements et sont donc en risque
en cas de défaut sur la dette souveraine et de dégradation de la
conjoncture économique. Pire encore le risque de défaut étant contagieux
les banques françaises s’exposent à la fois à des fuites de déposants
en Grèce et à des pertes encore plus importantes sur leurs actifs dans
les autres pays méditerranéens. Comme par ailleurs elles ont un problème
spécifique de fonds propres, il n’est pas excessif de considérer qu’on a
célébré trop tôt leur rétablissement.


http://archives.contrepoints.org/Crise-budgetaire-ou-en-sont-les.html
La Banque Centrale Européenne entretient l’irresponsabilité budgétaire des pays en difficultés
Alors que la Grèce et le Portugal jouent la montre,
l’Union Européenne les finance. Les Etats européens en difficultés
vendent des titres, les banques commerciales européennes les achètent et
les déposent en collatéraux auprès de la Banque Centrale Européenne
comme la loi les y oblige afin de se refinancer en monnaie fraîchement
imprimée. La Banque Centrale Européenne (BCE) est ainsi devenue la
silencieuse facilitatrice de l’incurie budgétaire des gouvernements de
la zone euro.
Il y a deux semaines, la BCE avait l’opportunité de
faire cesser ce montage financier précaire. Le conseil des gouverneurs
de la BCE avait en effet annoncé qu’il allait réviser la nature des
dettes publiques que l’institution para-étatique accepte en tant que
collatéraux. On pouvait envisager que la BCE allait restreindre sa
politique pour empêcher la Grèce de produire des titres pourris en
échange d’euros frais. Mais ce n’est pas ce que la BCE a fait. En
réalité, elle a fait exactement le contraire en abaissant ses critères
afin de rendre plus facile pour les états grecs, portugais et autres de
se refinancer en empruntant à l’horizon 2011 et plus.


Il est clair que comme dans le cas des subprime aux US, certaines
"institutions" ont probablement aggravé
la situation et entretenu "l'irresponsabilité budgétaire".
Il n'en reste pas moins que si les banques se sont exposés à la dette
grecque, elles doivent en assumer la
responsabilité. Après s'être gavé du "carry trade" à la sauce
européenne, elles perdront sur la décote de leurs actifs pourris. Je ne
vois pas le problème.

Il y a une exposition plus ancienne des banques
françaises résultant de choix malheureux avant l'explosion de la crise.
Essentiellement le CA exposé à 25M€ via sa filiale grecque. Pour cette
banque, le régime devrait être celui des banques grecques :
nationalisation. Effectivement le contribuable renfloue puisqu'il n'y a
pas le choix, mais fini le petit jeu pour cette banque.
Les autres banques disent n'avoir qu'une exposition limitée. Elles
devraient subir la restructuration, ça ne les fera pas tomber.
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 23 Mai - 8:32

Quand on relit les articles de l'an dernier sur la Grèce (la crise de mars à mai 2010, le CAC passant de 4100 à 3300) et qu'on réalise que depuis rien n'a progressé et que la Grèce fonce vers le défaut, ça fait peur. What a Face

Je pense que certaines institutions européennes sont complètement à côté de la plaque. Ca me rappelle ces réunions où les administrateurs décisionnaires sont coupés des réalités à un point incroyable. Imaginer que la Grèce peut faire les réformes qu'on lui demande relève de l'utopie la plus caractérisée.

Je crains vraiment qu'il y ait un décrochage violent des marchés dans les prochaines semaines. On pourrait retrouver les 3400 voire les 3100 que j'entrevoyais il y a peu et dont je faisais part sur le forum trading (ce qui me valut les sarcasmes du groupe Wink ).

L'autre réflexion sur cette question est que si jamais ce scenario noir se réalise, on se rendra compte que les analyses de l'an dernier étaient très pertinentes mais les marchés ont tenu compte d'autres facteurs (positifs). Par contre on trouvera pas mal de gens pour dire "on n'avait rien vu venir".

Quoiqu'il en soit ça montre combien la prévision est difficile. Je parlais de facteurs très contrastés, très positifs (résu d'entreprise) et très négatifs (dette européennes et US, Chine instable) pour alimenter la volatilité...
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GameOver



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 23 Mai - 9:41

pariste a écrit:


Je crains vraiment qu'il y ait un décrochage violent des marchés dans les prochaines semaines. On pourrait retrouver les 3400 voire les 3100 que j'entrevoyais il y a peu et dont je faisais part sur le forum trading (ce qui me valut les sarcasmes du groupe Wink ).

L'autre réflexion sur cette question est que si jamais ce scenario noir se réalise...,


Bon Pariste est pas encore aussi pessimiste que pour Fuckshima, on va attendre encore un peu... ca devrait etre bon pour rentrer long dans pas tard... geek
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 23 Mai - 12:35

GameOver a écrit:

Bon Pariste est pas encore aussi pessimiste que pour Fuckshima, on va attendre encore un peu... ca devrait etre bon pour rentrer long dans pas tard... geek


Wink
C'est vrai j'étais pessimiste juste avant Fuku, puis pendant Fuku, et je me suis planté dans mes prévisions.
Je reconnais que mon discours doit être angoissant (pour pas dire fatigant, je me fatique moi-même Laughing ). J'ai parfois l'impression d'être le Patrick du forum...
Effectivement je dois être angoissé et voir plus facilement le côté sombre.
Mon côté négatif n'est-il pas exacerbé par les avis positifs (éternelle question bear/bull) ? J'ai surtout l'impression de faire des alarmes quand je ressens un risque. Ce n'est pas très positif si ce n'est pas bien ciblé (les fausses alarmes découragent les gens des alarmes).
D'une manière générale je cherche toujours les équilibres (sauf catastrophes, tout n'est en permanence qu'équilibre. En particulier notre jugement doit être équilibré). Une des intentions de mon discours devrait être d'équilibrer l'humeur, la mienne ou celle du groupe. Mais OK je dois avoir des angoisses (angoisse de la perte d'argent sur les portefeuilles, angoisse de la crise économique, angoisse de la "croissance" etc)

GameOver a écrit:
ca devrait etre bon pour rentrer long dans pas tard... geek


Pourquoi pas !
Depuis un moment je vise une entrée long. C'est pour ça que je ne bouge pas trop. Mais je n'exclue pas une prise de position... vers 3400 ? Laughing
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 23 Mai - 13:01

pariste a écrit:

Je pense que certaines institutions européennes sont complètement à côté de la plaque.


OK, j'équilibre.

Version A

Le mécanisme est assez simple : si un décideur voit que ses décisions ne donnent pas les résultats attendus, que fait-il ? Change-t-il son fusil d'épaule ou est-il renforcé dans son opinion qu'il doit poursuivre sa réforme et ce sont les autres qui doivent s'adapter ? Personnellement je vois assez souvent la deuxième option (il faut toujours changer le bonhomme ou l'équipe si on veut changer la méthode, normal).

La BCE rachète la dette grecque afin d'éviter le défaut de paiement. Or les réformes ne viennent pas, le pays s'enfonce dans la récession et se dirige vers le défaut de paiement (tout le monde y croit maintenant sauf éventuellement la BCE). Que dit la BCE ? "Il faut changer notre fusil d'épaule et restructurer" (catastrophe sur les marchés, effet domino etc) ou "la Grèce doit maintenir le cap des réformes et il est hors de question de restructurer" ?

En fait j'exagère, il est assez légitime que la BCE tienne ce discours. Ca permet d'éviter que la catastrophe se produise aujourd'hui.
(Comme disent les bear intégristes, j'espère me tromper. Laughing Wink )

Version B
La BCE fait son boulot, son discours de stabilité doit ramener la confiance sur les marchés. Les réformes doivent démarrer se poursuivre en Grèce afin qu'elle honore ses engagements. La contagion ne gagnera pas les pays périphériques pour lesquels la prévision de croissance 2011 est favorable à la réduction de la dette publique. Quoique fragile, la reprise permettra à l'Europe de revenir aux conditions de Maastricht.

Par ailleurs, la BCE, détenteur d'une grande partie de la dette grecque, ne peut tenir un autre discours.
http://blog.crottaz-finance.ch/wp-content/uploads/2011/05/Le-Conseil-europeen-fait-il-plonger-le-Portugal.pdf
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 23 Mai - 19:18

En Amérique, comment ont fait les colons Britanniques pour s'emparer des terres indiennes ?,....En endettant les autochtones.

On est souvent dépendant de l'argent et celui qui tient les cordons de la bourse, dicte sa loi.

Je pense que le problème grecque est grave dans le sens où la Grèce est un détonateur pour l'Europe, une erreur de gestion de ce problème, et c'est l'ensemble de l'Europe qui peut éclater.
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Lun 23 Mai - 19:49

pariste a écrit:
si jamais ce scenario noir se réalise, on se rendra compte que les analyses de l'an dernier étaient très pertinentes


Au fait, je précise car c'est ambigu, je parlais bien sûr des analyses qu'on pouvait lire partout dans la presse (faire google sur la dette et lire les articles d'il y a un an est intéressant).

Robin's : oui tu as raison. Les institutions doivent faire très attention à ce qu'elles disent et font, je suppose que c'est très calculé. Mais justement, à subir les effets court-termistes, on ne prend pas forcément les bonnes décisions. J'espère bien sûr qu'ils savent ce qu'ils font et que ça marchera. Sans trop de dégâts sur le contribuables et avec la participation des banques...
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mar 24 Mai - 11:40

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/24/97002-20110524FILWWW00481-grecedettetrop-de-risques-van-rompuy.php

Une éventuelle restructuration de la dette grecque, suggérée par
certains responsables européens, comporterait des risques trop
importants, a estimé mardi à Paris le président de l'Union européenne,
Herman Van Rompuy.

...

La restructuration de la dette grecque signifierait "l'effondrement
de l'économie grecque, c'est le scénario de l'horreur", a souligné lors
de la même réunion Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et
membre du Conseil des gouverneurs de la BCE.
"Aujourd'hui, la restructuration n'est pas une solution", a-t-il ajouté.
Quant à "l'allongement des maturités, il pose des questions juridiques
très compliquées, il y a de fortes chances pour que cela soit
l'équivalent d'un défaut (...)", a en outre souligné M. Noyer."

Il y a une autre possibilité qui est celle que nous préconisons qui
consiste tout simplement à appliquer le programme entièrement et
complètement", tel qu'il a été mis au point avec le Fonds monétaire
international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) et l'Union
européenne, a-t-il précisé.


J'adore cette conclusion : toutes les solutions sont catastrophiques donc maintenons le cap vers l'impossible.
Bon je caricature, ils ont raison d'espérer. Mais ce n'est pas gagné à mon avis. Et je ne suis pas sûr que le marché y croit.
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mar 24 Mai - 21:15

Les pays qui ont une situation financière à peu près saine sont les mieux armés pour traverser une nouvelle crise ou profiter d'une reprise.

Les pays les plus en difficultés quand à eux, se retrouvent avec un lourd handicap, c'est comme faire combattre un boxeur qui à un bras cassé en lui attachant le deuxième dans le dos.

L'Europe devrait se charger de financer des projets européens de relance pendant les périodes conjoncturelles difficiles, ne pas sanctionner les pays "laxistes", qui le sont déjà de fait, mais les priver des plans de relance.

Ce qui est inquiétant, c'est que beaucoup de personnes (qui sont bien informées) pensent que l'Europe est en train de couler.

On ne peut pas restructure la dette grecque sans créer un appel pour d'autres pays qui eux ont été plus honnêtes.

Mais qu'est ce qui à pris à l'Europe d'accepter la Grèce dans la zone Euro ?
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mer 25 Mai - 15:07

"Bonne" nouvelle pour la dette grecque, le peuple ne sera pas consulté pour les réformes et en particulier les privatisations.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/05/25/97002-20110525FILWWW00465-pas-de-referendum-en-grece.php
Il aurait plus manqué qu'un scénario à l'islandaise...

Il reste plus qu'à trouver le bon créneau pour faire passer les réformes. Il n'y a pas une coupe du monde ou un truc dans le genre ? Sinon au pire les vacances d'été pourraient peut-être le faire...
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Jeu 26 Mai - 8:32

Très bon article sur les dettes.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3098

Scenario 1, 2 ou 3 ?
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GameOver



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Jeu 26 Mai - 10:11

Pariste,

Scenario a l'Islandaise.

Bref rappel: expansion economique relativement saine au debut meme hors de la finance, hausse des taux, afflux d'argent, total de bilan de la 1ere banque: 80 fois le PIB, les islandais empruntent de l'argent a l'exterieur a des taux plus bas.

Le systeme se casse la gueule, la monnaie perd plus de 80% de sa valeur... L'etat nationalise la premiere banque mais laisse tomber sa filiale Icesave (dont le directeur etait veterinaire si je me rappelle bien). Plus tard le parlement propose de rembourser 20,000E par "epargnant".

Plus de 300,000 anglais et neerlandais avaient placé de l'argent a ses taux faramineux (jusqu'a 18% de memoire) car Icesave avait une representation sur place.

Et les islandais qui avaient emprunté dans d'autre devises pour avoir des taux plus bas se retrouvent a devoir rembourser 4 a 5 fois le montant initial.

Je suis assez d'accord avec le vote des islandais (plus de 90% de non) car il semble qu'il n'y avait pas de garantie de l'etat sur Icesave mais c'est difficile de trouver de l'info fiable. Je dis bien il semble car la loi a ete vote par le parlement apres (effet retroactif).

Conclusion: Les etrangers ont pris un risque, qu'ils l'assument.

Seul probleme: les islandais (300,000) se croient tjrs un grand pays !

Dond tu vois qu'il n'y a aucun rapport avec la Grece, ni dans les causes, ni dans les consequences, ni dans un futur defaut ou une renegociation avec le FMI.
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Jeu 26 Mai - 11:27

Go, je suis d'accord avec ta conclusion mais ce n'est pas ce que j'ai voulu dire.

J'ai suivi le débat (très intéressant) politique et la question juridique de la "dette" d'Icesave. Mais penses-tu vraiment que les 90% d'islandais ont voté sur le fond de la question ? Je ne sais pas ce que j'aurais fait à leur place, mais entre le fait qu'on leur demande s'ils sont d'accord pour payer pour des étrangers et qu'on leur dit qu'il est très possible qu'ils n'aient aucun engagement et aucune obligation juridique à le faire, je pense que l'issu du référendum ne faisait pas de doute (d'ailleurs je crois que personne n'avait fait campagne pour le oui !).

Ce que je voulais dire, c'est que si on demande aux grecs s'ils sont d'accord de se serrer la ceinture pour rembourser des dettes (qu'ils n'imaginent même pas je pense pour la plupart, ce qui les intéresse ce sont les acquis, pas les passifs), je pense qu'on aura 90% de non. Le scénario à l'islandaise dont je parlais, ce n'était pas le fond du problème mais la façon dont le problème serait traité politiquement, le principe du référendum. Le second référendum en Islande a été fortement critiqué (les banques et gouvernements étrangers estimaient avoir déjà fait des efforts très importants, un accord était approuvé par le parlement islandais et le FMI participait à l'aide à l'Islande). Le référendum était voulu par le président contre l'avis du parlement, ça ne devait pas être une décision facile face à la pression internationale.

Concernant les conséquences, les dimensions du problème ne sont pas comparables (3,8 ME pour Icesave, 340 ME pour la Grèce).
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GameOver



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Jeu 26 Mai - 12:46

pariste,

Il me semble bien que le remboursement en Islande etait une option puisque legalement rien n'obligeait les citoyens et on comprend qu'ils aient dit non. Il ne me semble pas que l'aide du FMI etait liee a ca. Mais meme si l'aide du FMI etait lie au vote de la loi (ce qui expliquerait que la loi ait ete vote a la volee) il est evident que l'on doit consulter le peuple pour cela: donner de l'argent a des etrangers pour des affires privees !
Il y avait juste un souci dans le fait que les actifs de Icesave ont ete geles... (normal on est en Islande). ca aurait du etre liquidé.

Concernant les Grecs, il n'y a pas d'option pour le remboursement de la dette. Je rappelle quand meme que tout citoyen est solidaire des depenses et dettes de son gouvernement. Les anglais avaient d'ailleurs saisi des biens islandais en UK (ils se sont ravises depuis pour les biens prives).

Tout au plus peut-on leur demander s'ils veulent sortir de l'euro, nul doute que la reponse serait oui vu que les socialistes qui s'opposent au plan ne vont pas voter non a la sortie de l'euro... Ou alors ils ont une solution miracle. On ne doit pas raisonner pareil en etant au gvt ou dans l'opposition.

Quand a faire un referendum "d'accord pour se serrer la ceinture" ? oups... Meme si tu formules ca autrement ca reviendra tjrs a "D'accord ou pas pour depenser plus qu'on gagne" ?

On n'a jamais vu un budget d'un etat se voter par referendum. Une question doit avoir sa solution pour le oui et pour le non... La c'est plutot un dilemme...

Bon, un peuple qui se suicide c'est possible je pense.

Il ne faudrait pas faire le // avec des pays comme la Suede ou l'argentine qui se sont releves de leur defaut. Ils avaient des ressources et de la volonte. Les grecs, bof meme s'il faut se mefier de l'image vehicule par la presse anglo saxonne qui n'attend que ca.

En attendant quelqu'un est-il alle en Grece dernierement ? Qule est le ressenti au niveau de la population ? Resigné ?
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pariste



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MessageSujet: Re: Dette explosive    Jeu 26 Mai - 14:10

GO je suis d'accord avec toi. La question qui me préoccupait était de savoir si la Grèce ferait défaut ou pas, et comment cela pourrait se produire.
Je crois que les créanciers de la Grèce demandent des garanties pour accorder de nouveaux prêts. En gros ils demandent que l'emprunteur soit sincère : ils veulent qu'il y ait consensus politique (de tous les partis politiques grecs) sur la dette, sans doute comme garantie de leur prêt à long terme. Papandreou a pensé à un référendum sans doute dans l'idée d'apporter une garantie aux créanciers en cas de réponse positive et de soutien de l'opposition. Ce que je sous-entendais, c'est que je me demande dans quelle mesure ce n'est pas aussi une porte de sortie politique pour imposer une restructuration de la dette. Malgré ses démentis formels (la Grèce ne fera pas défaut et les réformes permettront de rembourser la dette), on peut penser que Papandreou sait très bien que la Grèce fera défaut. Si publiquement il "n'accepte" pas l'idée de défaut, il n'en pense sans doute pas moins. L'idée d'un référendum à 90% négatif aurait pu lui permettre de changer de discours sans perdre la face. Il se trouve que Papandréou a renoncé au référendum. Peut-être mon hypothèse n'était pas correct et Papandréou serait plus utopiste sincère que je ne pensais.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110525trib000624186/les-grecs-n-auront-pas-droit-a-leur-referendum-sur-l-austerite-.html

Par ailleurs tu as raison, il vaut mieux des informations de premières mains que des rumeurs ou des articles orientés. Personnellement les grecs que je connais ne sont plus au pays, il n'aurait pas de boulot là-bas... Je n'ai pas d'info sur ce qui se passe actuellement en Grèce. Je me dis juste qu'il y a un an il cassait les vitrines, WS faisait un flash-crack et je ne crois pas que la situation ait progressé.

http://www.lepoint.fr/economie/la-grece-n-est-plus-en-mesure-de-rembourser-sa-dette-20-05-2011-1333095_28.php
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Ven 10 Juin - 22:53

Ca devient énorme ce qu'on peut lire comme article de "presse" même si parfois ça reflète des communiqués ineptes de représentants élus, mais c'est pire quand ça vient d'organisme gouvernementaux ou communautaires: car là ils se sont mis à plusieurs pour sortir une énorme connerie.

La dernière:
Icesave : l'Islande a trois mois pour rembourser Londres et La Haye



© AFP/Archives Olivier Morin
L'Islande doit verser dans les trois mois une compensation financière au Royaume-Uni et aux Pays-Bas suite à la faillite en 2008 de la banque en ligne Icesave, faute de quoi elle s'expose à des poursuites judiciaires, a prévenu vendredi une autorité européenne.

"L'Islande est obligée de payer une compensation minimale aux déposants britanniques et néerlandais", indique dans un communiqué l'EFTA, un organisme chargé de s'assurer du respect de certaines règles de l'UE par l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, condition de leur participation à l'espace économique européen (EEE).
Les règles européennes imposent une garantie des dépôts bancaires au moins jusqu'à 20.000 euros, et "en laissant les déposants des branches britanniques et néerlandaises d'Icesave sans cette garantie minimale, l'Islande a agi en violation de la directive" (loi) européenne, explique l'EFTA.


Ben oui l'Islande a agit en violation de la loi européenne... mais le mec devrait se renseigner, l'Islande ne fait pas partie de l'Union Européenne, mais tout juste de l'EEE en tant que AELE et elle n'a pas retranscrit les lois européennes dans sa législation. Donc les lois européennes, elle s'en tape ((et les directives je vous en parle même pas) surtout que jusqu'en janvier 2009 l'UE ne faisait pas partie de l'EEE !

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MessageSujet: Re: Dette explosive    Ven 17 Juin - 17:40

Bon ben reste plus qu'à siroter un jus en attendant le défaut grec :

http://www.bloomberg.com/news/2011-06-16/default-by-greece-almost-certain-greenspan.html/

Draghi dit pas question d'accepter des collatéraux d'un pays en faillite :

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/g/a/2011/06/14/bloomberg1376-LMSAV66JIJV901-2PUFLP03VSKKCFLAM60MB6MM26.DTL

mais pas de panique, Fitch va arranger sa note pour que ça se fasse :

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters_00353141-grece-fitch-propose-une-porte-de-sortie-a-la-bce-182203.php

Et pendant ce temps Sarkozy et Merkel rassurent les banques :

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/grece-la-france-et-l-allemagne-rassurent-les-marches_257261.html

Petits compromis entre amis...
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Sam 18 Juin - 16:03

Infographie hilarante : Grèce, la tragédie dont vous êtes le héros

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/18/04016-20110618ARTWWW00399-grece-les-scenarios-de-la-crise.php
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mer 6 Juil - 20:21

Une infographie du FIGARO sur les notes des pays suivant les différentes agences... du travail de pro !

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/24/04016-20110624ARTFIG00687-le-monde-vu-par-les-agences-de-notation.php
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Mer 6 Juil - 21:24

Si les 3 mousquetaires de la notation devaient noter la zone Euro, elle serait notée triple A (la Grèce aussi, étant incluse dans la zone)

Les différents Etats des Etats-Unis ne sont pas notés individuellement (sinon, certains serait notés comme la Grèce)

Les PIGS ont été dans la zone Euro pour obtenir des prêts bonifiés, mais ne le sont plus pour le calcul de la faculté à les rembourser.

La situation des US et de l'Europe est proche, on est dans le même bateau, avec peut-être un avantage pour l'Europe (que n'ont pas les US), le pouvoir d'éclater l'Euro, la situation actuel venant du fait que l'Europe a mis "la charrue avant les boeufs" en faisant la monnaie avant l'Europe politique.
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 10 Juil - 5:28

Les Pays du sud de l'Europe ne peuvent pas sortir de l'euro car ça ferait exploser leurs dettes vu que le marche se chargera d'établir le taux de change de leur nouvelle monnaie en conséquence.

Alors en lisant le blog de Loic il m'est venu une idée bien que ce ne soit pas celle qu'il a développée et je m'en étonne un peu d'ailleurs.

Imaginons que la France et l'Allemagne et qques autres pays du Nord sortent de l'euro en prenant chacun une autre monnaie, et que les autres pays du sud conservent l'euro. L'euro va automatiquement s'auto ajuster facile vers 0.8$. Ça va rendre de la compétitivité aux pays du sud, augmenter leur PIB en €, donc diminuer leurs dettes en % de leur PIB et en même temps abaisser le niveau de dettes des pays du Nord.

Elle est pas belle la vie ? cherry

Et en plus si juste avant d'annoncer la nouvelle on laisse planer le doute l'euro va retourner a parité avec le dollar et ça sera super bien pour avoir une base de nego pour calculer notre nouveau taux de change de notre nouvelle monnaie. Faudrait que l'état français en plus prenne une position short de 1,800 mds d'euros afin de diviser notre dette par 2.

Continuons donc a charger la barque de la Grèce, la chute n'en sera que plus brutale. C'est du levier 100 au moins la. Plus on les charge plus la chute de l'euro sera brutale et même eux ça les aidera a rembourser.

D'ailleurs imaginons que l'euro ne soit que la monnaie de la Grèce alors la c'est repas au Champagne tous les jours.
Ce post est sérieux. Il n'y a aucune raison que les pays sortant de l'euro ne continuent pas a avoir leur dette libellée en € tant que cette monnaie existe. C'est d'ailleurs ce que certains voudraient voir appliquer a la grece en la sortant de la zone euro.
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 10 Juil - 10:35

C'est une option déjà étudiée, mais se serrait envoyer directement les "PIGS" dans une "république de Weimar".

Les Allemands ont fait leur réunification avec 1 Mark contre 1 Ostmark, l'ancienne RDA étant considérée comme faisant partie de la nation.


Je pense toujours que l'Europe a fait la monnaie avant l'Europe politique.

En France il y a des disparités entre les régions, sur les salaires, cout de la vie, ...etc, il y a des zones sinistrées, mais on est entre français et les transfert sociaux sont acceptés plus ou moins. Le france s'endette pour les PIG (qui doivent déjà env 10.000 Euros à chaque famille française, et c'est pas fini!), l'Europe fait du fédéralisme et des transferts sociaux vers les PIG sans le dire.

On va faire un nouveau traité, faire une croix sur la dette des PIG en la transférant dans une "dette européenne", pour y parvenir, il faut gagner du temps.
Je comprends la réaction des allemands, pour celles des français, on verras quand ils auront compris !

Les agences de notation ne peuvent pas noter un morceaux des Etats-Unis (contrairement à l'Europe qui est en meilleur état financièrement) si la zone de flottaison des US est dépassée, c'est toute l'Amérique qui coule ! alors qu'en Europe, pour l'instant, ce sont les compartiments étanches les plus fragiles qui ont pris l'eau (la Grèce est sous l'eau, en apnée!).
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 10 Juil - 19:27

Réunion d'urgence à bruxelles lundi sur la grèce et l'italie
Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy organise lundi matin une réunion d'urgence où sont conviés de hauts responsables européens pour évoquer la question de l'aide à la Grèce et les pressions exercées sur l'Italie par les marchés, a-t-on appris de sources européennes. /REUTERS/

Oui, maintenant il faut dire ; les PIGIS !
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MessageSujet: Re: Dette explosive    Dim 10 Juil - 23:01

@Robin's
Pour info, il y a longtemps que l'abréviation compte l'Italie : on écrit PIIGS, et oui il y a deux I.
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Dette explosive

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